Stop OGM Drôme
Mercredi soir, le comité de préfiguration d’une Haute Autorité sur les OGM, dont les membres avaient été nommés par le gouvernement par arrêté ministériel début décembre, a rendu un avis sur le maïs génétiquement modifié MON810. Ses conclusions sont claires :
1) des éléments nouveaux au sujet du MON 810 sont apparus depuis son autorisation par l’UE en 1998, concernant notamment : la caractérisation de la dissémination à longue distance ; l’identification de résistance chez certains ravageurs cibles secondaires ; les effets sur la faune et la flore
2) de nombreux champs sont insuffisamment étudiés et devraient être approfondis tels que : la caractérisation moléculaire et biochimique, les méthodologies des études toxicologiques et écotoxicologiques, les dispositifs de surveillance épidémiologique et biologique, l’aspect économique au niveau des exploitations et des filières et la prise en charge des externalités.
On ne voit pas, dans ces conditions, comment le gouvernement pourrait éviter d’activer la clause de sauvegarde permise par la Directive 2001/18 pour ce maïs GM !
Parallèlement aux travaux de la Haute Autorité provisoire, le gouvernement a proposé un projet de loi qui traitera de la problématique OGM globalement. Pour nous, ce projet de loi ne permet aucunement de protéger la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM. C’est pourquoi un appel pour une France sans OGM a été lancé. Nous demandons un projet de loi qui favorise les principes suivants :
§ Primauté d’une agriculture, d’une apiculture et d’une alimentation sans OGM ;
§ Respect du « sans OGM » en tant qu’absence effective d’OGM ;
§ Régime de responsabilité strict et sans faute, impliquant l’ensemble des opérateurs de la filière OGM, sur l’ensemble des préjudices directs ou indirects, immédiats ou différés y compris lorsque la contamination ne vient pas d’un champ voisin et que son origine ne peut être identifiée avec certitude ;
§ Respect du droit à l’information préalable et à la participation du public et des collectivités territoriales ;
§ Evaluation indépendante, transparente et pluridisciplinaire des OGM.
Nous avons proposé des amendements dans ce sens, et rencontrons ces jours-ci les parlementaires pour qu’ils les proposent et les votent. C’est le sens de la mobilisation de ce samedi.
Dans la Drôme, afin de rassembler très largement la population hostile au développement des OGM en champ, le Collectif OGM Danger Drôme fait place à l’association Stop OGM Drôme : nous avons besoin de soutien et d’adhérents pour nous faire encore mieux entendre. Les nouvelles de cette semaine prouvent que nous avons eu raison les 10 dernières années de lutter contre les chimères transgéniques. Mais, les lobbies sont puissants : ils ne désarmeront pas facilement. Nous devons donc rester vigilants et nombreux.